Critique : Loeuk Tchong Kraoy – La dernière Fois de Phiseth Srun

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Bien le bonjour les amis ! Aujourd’hui, je reviens, le pied abîmé et une semaine à devoir rester immobilisée devant moi, avec un tout nouveau article sur un livre qui m’a été envoyé par les éditions VPS (que je remercie).

Il s’agit de Loeuk Tchong Kraoy. Je ne vous mettrais pas le résumé, qui donne bien trop de détails. Parlons plutôt de l’histoire : on suit le jeune Zsunara, dans ses péripéties pour fuir les Khmers Rouges, en quête de paix, mais aussi de culture, d’études, et d’amitié. De bons sentiments, plutôt. On le trouve à Paris, totalement déboussolé, et on remonte avec lui le fil de l’histoire qui l’a mené là.

Tout d’abord, je dois dire trois choses. Petit un, mon avis est totalement le mien, et totalement libre. Petit deux, les récits, comme ce livre, ne sont vraiment pas mon genre de prédilection. Mais comme s pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué, je me suis laissé tenter. Petit trois : je suis une passionnée de l’Asie. Pas uniquement de sa nourriture, comme le savent ceux qui me suivent sur Twitter, mais énormément de son Histoire et de sa Culture, actuelle ou passée. (Puisque, je pense, on ne peut comprendre la culture actuelle d’un peuple sans aller fouiller dans son Histoire).

Et je dois dire que j’ai ADORE ! J’ai lu ce livre comme un petit bijou fragile, un bonbon dur que l’on garde sur la langue. Il m’a pris du temps, alors que je suis sûr que j’aurais pu le dévorer en une journée, uniquement parce que j’avais envie de comprendre, de m’imprégner et de vivre avec le personnage et ses émotions.

Des émotions, on en a beaucoup tout au long du livre. De très bonnes, car malgré tout, Zsunara fait de magnifiques rencontres et rencontre aussi bien souvent la chance, mais aussi des émotions plus dures, notamment lorsque Zsunara nous parle de sa solitude et de sa famille qui lui manque. A ces sentiments là, je me suis énormément identifiée, mais ne pensait qu’elle prime dans le livre. Fidèle, je pense, à sa culture et sa manière d’être, Zsunara positive tout au long de son récit, essayant à chaque instant de mettre en avance sa chance face au destin qui aurait pu être le sien.

J’ai aimé aussi les périodes d’attente et d’oisiveté, où le narrateur nous emmène avec lui dans les récits de ses journées, de ses démarches, de ses errances et de ses nombreux (et délicieux) repas. Ces moments de partage nous plongent véritablement dans le récit et dans l’attente des événements à venir, mais aussi nous permettent de percevoir en profondeur les émotions de celui qui les vit.

Ce livre n’est pas qu’un récit. C’est véritablement l’initiation, bien trop tôt et bien trop brutalement, d’un jeune homme à la vie, lorsque celle-ci prend pour lui une tournure inattendue, mais aussi l’aventure qui lui est donnée de vivre, et dont il essaye, avec un optimisme à tout épreuve, inspirant, de tirer le meilleur.

Je suis sortie de ma lecture très touchée. Mais surtout, avec une question à la bouche (et une invitation à l’auteur) : Qu’est-ce qu’il devient, ensuite, Zsunara ? Il me manque déjà.

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